romance contemporaine

Mon beau miroir

J’ai hésité. « J’achète ? » « Je n’achète pas ? » Pourtant, c’était une parution des éditions Charleston et je l’avais mis dans ma wishlist dès qu’il était apparu sur Babelio.

Mais allez savoir pourquoi, j’ai quand même eu besoin de réfléchir avant de me laisser tenter. Sûrement le côté de mon cerveau qui tente de me raisonner depuis quelques semaines quant à mes achats livresques. Et puis il y avait la brume. Cette ambiance brumeuse que j’aime tellement, ce petit côté hors du temps, comme si le monde devenait soudain plus calme et plus feutré. Alors finalement… j’ai foncé. Et franchement, je ne regrette absolument pas.

Avec Mon beau miroir, j’ai eu énormément de mal à poser mon livre. Vous savez, le fameux : « Bon, maintenant, faut dormir. » Je pose le livre. Quelques minutes passent. Je n’arrive pas à dormir. « Allez… juste un chapitre. » Je repose le livre. « Bon, un dernier et après j’arrête, c’est promis. » Évidemment, je ne vous préciserai pas l’heure à laquelle je me levais le lendemain matin.

J’ai immédiatement accroché à l’histoire et je n’ai décroché à aucun moment. Quand je me plongeais dans cette lecture, je me sentais simplement bien. C’est exactement le genre de roman qui fait du bien : une lecture cocooning, chaleureuse, qui se lit sans prise de tête tout en donnant envie de rester encore un peu dans cet univers.

Et puis il y a les personnages. Je les ai vraiment beaucoup aimés, y compris certains qui semblent plutôt antipathiques au premier abord. J’ai notamment eu beaucoup de peine pour Geneviève, même si j’ai été rassurée de voir qu’elle était finalement très bien entourée. Bon… je rectifie quand même : je n’ai pas aimé tout le monde. Simon, déjà… alors Gilles, c’est autre chose. Mention spéciale à ce trou du cul. J’ai d’ailleurs particulièrement apprécié la petite « vengeance » à la fin.

Et je dois avouer que la romance a réussi un petit exploit. Je suis parfaitement capable de lire une romance et de lever les yeux au ciel toutes les trois pages en pensant « Oh non, je vais gerber avec leur mièvrerie » ou « Par pitié… on ne peut vraiment pas faire plus cliché ? » Et pourtant, avec Marie-Lou et Gabriel, ça a fonctionné. Quand on découvre comment Marie-Lou a obtenu le contrat, j’ai trouvé ça beaucoup trop mignon. Vraiment. Et Gabriel est un green flag total. Comme quoi, tout arrive.

Concernant l’intrigue, j’avais assez rapidement deviné les différents éléments et certains mystères ne m’ont donc pas vraiment surprise. Mais, très honnêtement, ce n’est pas ce que je retiens de ma lecture. Parce que même en ayant deviné certaines choses, ça fonctionne. L’ambiance, les personnages, le parc de Brumeval, les petits mystères, les messages écrits à l’envers, la fausse relation… tout s’imbrique suffisamment bien pour me donner envie de continuer, et surtout de rester dans cette bulle. La plume de Cynthia Kafka est fluide et agréable, le rythme fonctionne parfaitement et je n’ai jamais ressenti de longueur.

Au final, Mon beau miroir est exactement le genre de lecture que j’avais envie de découvrir sans forcément savoir que j’en avais besoin : une histoire qui m’a embarquée, des personnages auxquels je me suis attachée, une romance qui, contre toute attente, ne m’a pas donné envie de lever les yeux au ciel et une ambiance dans laquelle je me suis sentie bien du début à la fin. Je n’en ferai peut-être pas un coup de cœur, mais lorsque j’ai refermé le livre, ma note était déjà toute trouvée : 5/5 sur Babelio. Parce qu’une lecture qui me fait négocier avec moi-même pour avoir le droit de lire « juste un dernier chapitre » mérite largement ses cinq étoiles.

Cet article contient des liens affiliés Amazon. Si vous passez par ces liens pour acheter le livre, je touche une petite commission, sans aucun surcoût pour vous. Cela m’aide à continuer à partager mes lectures, merci pour votre soutien.

Bien entendu, si vous en avez la possibilité, je ne peux que vous encourager à privilégier vos librairies indépendantes.

Votre commentaire