Avec L’Ange de Marchmont Hall, Lucinda Riley nous entraîne dans une saga familiale mêlant secrets, drames et souvenirs enfouis. Entre 1945 et 1985, l’autrice tisse une intrigue riche en révélations où plusieurs générations se croisent et où le passé finit toujours par ressurgir.
Trente ans après avoir quitté Marchmont Hall, Greta revient dans cette magnifique demeure nichée dans les collines du Monmouthshire. Victime d’un terrible accident survenu plus de vingt ans auparavant, elle a perdu une grande partie de ses souvenirs et a vécu depuis dans une forme de retrait du monde.
Invitée à passer Noël à Marchmont Hall, elle retrouve sa famille ainsi que les lieux qu’elle a autrefois connus sans pourtant les reconnaître. Lors d’une promenade dans le parc enneigé, elle découvre la tombe d’un jeune enfant. L’inscription indique qu’il s’agit de son fils. Cette révélation agit comme un déclencheur et fait peu à peu resurgir les souvenirs de son passé.
À travers les réminiscences de Greta, mais aussi les histoires de sa fille Cheska et de sa petite-fille Eva, le lecteur découvre les drames et les secrets qui ont marqué cette famille sur plusieurs décennies.
Le roman suit principalement le destin de trois femmes : Greta, Cheska et Eva.
J’ai particulièrement apprécié découvrir le parcours de Greta. Son histoire débute en 1945 lorsqu’elle tombe amoureuse d’un soldat américain qui lui promet le mariage. Mais un événement inattendu vient bouleverser leur avenir et entraîne une succession de conséquences qui marqueront durablement sa vie. C’est sans doute la partie du roman qui m’a le plus intéressée.
J’ai également beaucoup aimé Eva, la fille de Cheska. Douce, simple et attachante, elle apporte une véritable sensibilité au récit. Face à elle, sa mère apparaît comme son exact opposé.
Car si un personnage m’a posé problème tout au long de ma lecture, c’est bien Cheska. Très vite, on comprend que quelque chose ne va pas chez elle. Son comportement est souvent déroutant et ses cauchemars laissent deviner des blessures profondes. Même en connaissant les raisons de ses troubles, je ne suis jamais parvenue à m’attacher à elle. Je l’ai trouvée manipulatrice, vaniteuse et particulièrement égocentrique. Au fil des pages, j’ai même fini par redouter les chapitres qui lui étaient consacrés et à les survoler parfois tant ce personnage m’agaçait.
Ce qui m’a surtout poussée à tourner les pages, ce sont les nombreux secrets qui entourent la famille Marchmont. Dès que les souvenirs de Greta commencent à refaire surface, les questions s’accumulent et l’on cherche à comprendre ce qui s’est réellement passé au fil des décennies. J’avais constamment envie d’obtenir des réponses et de découvrir les liens entre les différents événements du passé. C’est d’ailleurs ce mystère familial qui m’a tenue en haleine tout au long de ma lecture et qui explique sans doute pourquoi j’ai dévoré ce roman en seulement trois jours.
Pour autant, je ne me suis jamais totalement attachée aux personnages. J’ai suivi leur histoire avec intérêt et curiosité, mais sans ressentir de véritable connexion émotionnelle. Cela ne m’a pas empêchée d’apprécier ma lecture, mais c’est probablement ce qui explique que ce roman ne soit pas devenu un coup de cœur.
L’Ange de Marchmont Hall est une saga familiale captivante, portée par de nombreux secrets et révélations qui donnent envie de tourner les pages. Si certains personnages, notamment Cheska, m’ont laissée de marbre voire franchement agacée, l’intrigue a su maintenir mon intérêt du début à la fin. Une lecture agréable et prenante qui séduira les amateurs de secrets de famille et de grandes fresques familiales.
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