Les Sept Sœurs de Lucinda Riley s’inspire de la mythologie grecque, et plus précisément du mythe des Pléiades. Dans celui-ci, les Pléiades représentent les sept sœurs, filles d’Atlas et de Pléioné : Maia, Alcyone, Astérope, Célaéno, Taygète, Électre et Mérope. Dans ce roman, la septième sœur, Mérope, semble être absente. Quid d’un huitième tome du coup ?
J’ai particulièrement aimé ce lien avec la mythologie, qui apporte une varie profondeur au récit et enrichit l’univers de la saga.
Cette saga me faisait de l’œil depuis un moment. Ne sachant si j’accrocherai ou non, j’hésitais à me lancer. Le déclic est venu grâce aux Éditions Charleston qui, durant le confinement, ont pris l’initiative d’envoyer chaque jour par mail, un chapitre du premier tome. Avant la moitié du livre, je passais commande des trois premiers tomes :) Puis à la fin de ma lecture, je réservais les quatrième, cinquième et sixième volumes. Le septième n’est annoncé que pour 2021. Il va falloir prendre son mal en patience.
On suit Maia d’Aplièse, l’aînée d’une fratrie adoptée par un milliardaire énigmatique, réunie à la mort de leur père dans le domaine d’Atlantis, au bord du lac Léman. Chacune des sœurs reçoit alors un indice sur ses origines, et pour Maia, cette quête la mène jusqu’au Brésil, à Rio de Janeiro, sur les traces de son passé familial.
L’un des grands points forts de ce premier tome est clairement son concept de saga à tiroirs, où chaque volume se concentre sur une sœur et son histoire. Ici, l’alternance entre présent et passé fonctionne très bien, et permet de découvrir progressivement les secrets liés à la naissance de Maia.
La partie historique située au Brésil est particulièrement réussie. Elle est riche, dépaysante et très immersive, notamment dans la reconstruction du passé familial. C’est d’ailleurs dans cette partie que le roman devient le plus captivant, une fois le décor et les enjeux posés.
Les personnages sont globalement très attachants, chacun avec une personnalité bien définie. On apprécie également les liens avec des figures historiques réelles, qui donnent une dimension supplémentaire à l’histoire et renforcent son réalisme.
Le seul petit bémol concerne un début assez lent, avec une mise en place qui peut sembler longue avant que Maia ne parte réellement en quête de ses origines. Mais une fois l’intrigue lancée, la lecture devient difficile à lâcher.
Une saga familiale ambitieuse et captivante, portée par une idée originale et une immersion réussie dans le passé de ses héroïnes. Un premier tome un peu lent à démarrer, mais qui devient rapidement addictif.
Pour aller plus loin
Le roman évoque notamment le Christ Rédempteur de Rio, et m’a donné envie de me replonger dans son histoire, ainsi que dans celle de ses concepteurs, dont le sculpteur Paul Landowski et l’ingénieur Heitor da Silva Costa tels qu’ils apparaissent dans le récit de Lucinda Riley.
Dans la même série :
- Tome 1 : Les sept soeurs (chroniqué ici)
- Tome 2 : La Sœur de la tempête
- Tome 3 : La Sœur de l’ombre
- Tome 4 : La Sœur à la perle
- Tome 5 : La Sœur de la Lune
- Tome 6 : La Sœur du soleil
- Tome 7 : La Sœur disparue
- Tome 8 : Atlas, l’histoire de Pa Salt
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