historique

Des jours et des vies

Des jours et des vies de Gill Paul, a été un véritable coup de cœur de lecture.

Impossible à lâcher, ce roman de 448 pages s’est littéralement dévoré en quelques heures tant il est addictif.

On y retrouve une construction en double temporalité, alternant entre notre époque et la Russie impériale, en pleine révolution russe. Le récit nous plonge au cœur des événements tragiques liés à la chute des Romanov, dans une période historique intense dont on connaît déjà l’issue, mais qui reste ici racontée avec beaucoup d’émotion et de tension.

Dans la partie contemporaine, nous suivons Kitty, confrontée à l’infidélité de son mari, la jeune femme quitte Londres pour se réfugier dans le chalet de son arrière-grand-père, sur les rives du lac Akanabee, aux États-Unis. C’est là qu’elle découvre un mystérieux pendentif. Cet objet va la mener sur les traces du passé, jusqu’à la Russie des Romanov et la grande duchesse Tatiana.

La partie historique nous transporte en 1914, au cœur de la famille impériale, dans une période marquée par la guerre et la révolution. On suit notamment la grande-duchesse Tatiana et Dimitri, un officier de cavalerie dont elle tombe amoureuse et qu’elle épouse secrètement. Leur histoire se déroule dans un contexte de bouleversements politiques et humains majeurs, jusqu’à l’année fatidique de 1917.

Le roman nous fait voyager entre plusieurs lieux et époques, notamment la Russie impériale, mais aussi notre époque aux États-Unis et en Europe, ce qui renforce encore l’aspect romanesque et le lien entre passé et présent.

J’ai particulièrement apprécié l’équilibre entre les deux temporalités : autant la partie historique est passionnante et immersive, autant la partie contemporaine parvient aussi à captiver, notamment lorsque Kitty se retrouve dans un chalet au bord d’un lac, dans une ambiance plus introspective.

Même si l’on connaît globalement le destin de la famille Romanov, leur histoire a longtemps été entourée de zones d’ombre et d’incertitudes, notamment autour de l’existence éventuelle de survivants. Ces rumeurs ont alimenté le mystère pendant des décennies, renforçant encore l’aura tragique de cette famille impériale.

Dès le début du roman, on se demande d’ailleurs ce qui peut bien relier Kitty à Tatiana, et c’est précisément ce fil conducteur qui donne envie de poursuivre sans relâche. Les événements s’enchaînent de manière à maintenir une tension constante : on veut comprendre, relier les éléments, et découvrir comment ces deux temporalités finissent par se rejoindre.

C’est typiquement le genre de lecture qu’on ne parvient pas à poser avant d’avoir tourné la dernière page.

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