historique

Scandale à Bath

Il y a parfois des livres qui nous attirent presque instantanément… et pour Scandale à Bath, c’est clairement la couverture qui a fait son effet. Ajoutez à cela une intrigue qui se déroule à Bath, à une époque que j’aime particulièrement retrouver dans mes lectures, et il n’en fallait pas beaucoup plus pour me donner envie de découvrir ce roman.

Le résumé était plutôt prometteur, même si j’avais un petit doute concernant le triangle amoureux annoncé (ce n’est pas vraiment mon trope préféré). On y découvre Eliza Somerset, une jeune veuve discrète qui hérite d’une immense fortune à une condition : ne jamais provoquer le moindre scandale. Une liberté nouvelle s’offre alors à elle lorsqu’elle rejoint Bath pendant la saison mondaine, au milieu des bals, des opéras et des rencontres de la haute société.

Le début du roman m’a beaucoup plu. J’ai aimé l’ambiance, les descriptions de Bath et cette immersion dans une société où chaque geste, chaque parole et chaque apparition publique peuvent avoir des conséquences. Sophie Irwin possède une très belle plume : elle décrit les lieux avec beaucoup de précision et réussit à nous donner l’impression de déambuler nous-mêmes dans les rues de la ville, dans les salles de bal ou lors des événements mondains.

L’autrice explique d’ailleurs dans ses remerciements avoir effectué de nombreuses recherches historiques, et cela se ressent vraiment à la lecture, mais avoir pris quelques libertés pour la romance. Les détails sur les habitudes, les codes sociaux et la vie mondaine de l’époque apportent beaucoup de richesse au récit.

Malheureusement, mon enthousiasme est progressivement retombé lorsque le fameux triangle amoureux est arrivé au premier plan. Oui, il était annoncé dans le résumé… j’étais donc prévenue. Mais malgré cela, j’ai eu beaucoup de mal à adhérer à cette partie de l’histoire. Dans une romance historique, j’attends une certaine cohérence avec les mentalités et les contraintes de l’époque, et certains choix d’Eliza m’ont semblé peu crédibles. Cela m’a sortie de ma lecture et j’ai finalement décroché. J’aurais dû lire les remerciements après avoir lu le résumé.

C’est dommage, car tout était réuni pour que ce roman me plaise : une période de la Régence anglaise que j’affectionne particulièrement, une héroïne intéressante, une atmosphère très réussie et une écriture agréable. Mais la romance, qui devait être le cœur du récit, est justement devenue ce qui m’a empêchée de pleinement apprécier l’ensemble.

Une lecture en demi-teinte donc, avec une très belle reconstitution de l’époque mais un rendez-vous manqué concernant l’intrigue amoureuse.

Je garde malgré tout un vrai coup de cœur pour la couverture, qui avait été la première chose à m’attirer vers ce livre.

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