Quand Babelio m’a proposé ce roman, lors de la Masse Critique, je n’ai pas hésité.
Je venais de terminer deux romans dont l’intrigue se déroulait en Italie. Et en découvrant le résumé de Comme l’oranger amer, il y avait tout pour me plaire : secrets de famille, double temporalité, complots, histoire, l’Italie…
Pour être honnête, si j’avais vu ce roman en rayon, je ne l’aurais pas choisi parce que ce n’est pas le genre de couverture qui m’attire. Je n’aurais donc même pas lu le résumé. Ce qui aurait été dommage.
Le récit nous transporte en Sicile et alterne entre deux époques : les années 1920 et 1960.
Dans les années 1920, nous découvrons Nardina, femme érudite, amoureuse de son époux mais qui étouffe dans son rôle et la pression que l’on impose aux femmes de sa condition, qui doivent, coûte que coûte, produire un héritier.
Puis nous avons Sabedda, jeune fille pauvre au caractère bien trempé, qui a perdu sa mère bien trop tôt. Un événement brutal la marquera à jamais.
Quarante ans plus tard, en 1960, à la suite de la découverte d’un document d’archive, Carlotta, archiviste à Agrigente, qui rêve de devenir avocate, va s’interroger sur sa naissance et se lancer dans une quête pour lever le voile sur ses origines.
Durant les 100/150 premières pages, l’auteure prend la peine de nous planter le décor, de présenter les nombreux personnages. Beaucoup (trop) de détails, de personnages et d’anecdotes qui ne m’ont pas permis d’entrer dans l’intrigue tellement j’étais perdue. J’ai d’ailleurs pris une feuille pour noter tous les personnages, leur rôle, liens… pour arriver à m’y retrouver.
J’ai aussi été déroutée par le dialecte sicilien et pourtant je suis habituée au dialecte de l’Italie du Sud de ma famille. Avec tout ça, je me suis demandé si j’allais parvenir au bout de ma lecture.
Une fois le décor planté, le rythme s’accélère, l’écriture est fluide et agréable, on est plongé dans l’intrigue et il m’a alors été impossible d’en décrocher avant la dernière page.
On retrouve dans cet ouvrage, tout ce que j’aime, des sauts entre deux époques, des secrets de famille, l’Italie, des héroïnes fortes et la condition de la femme dans un monde dominé par les hommes en plein coeur de l’Italie fasciste.
J’ai préféré la partie se déroulant dans les années 1920. J’ai adoré les personnages de Sabedda et de Don Calogero Licata.
Si vous aimez les romans historiques véritablement bien écrits, les récits familiaux, je ne peux que vous conseiller « Comme l’oranger amer« .
Merci à Babelio et aux Editions Harper Collins pour cette belle découverte. On comprend pourquoi ce roman a connu un succès foudroyant en Italie.
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