J’avais craqué pour la couverture automnale de The Cinnamon Spice Inn et son résumé qui promettait une histoire autour de la rénovation d’une auberge familiale, avec une romance entre deux ex qui se retrouvent. Franchement, il y avait de quoi me plaire ! Malheureusement, la lecture a été bien loin de mes attentes.
L’idée de départ avait pourtant un sacré potentiel. Madison revient dans sa ville natale pour sauver l’auberge familiale et la rénover avec l’aide de Zach, son ex. Il y avait matière à développer une intrigue intéressante autour de ce projet, des travaux, des difficultés rencontrées et de tout ce qu’implique la volonté de faire revivre un établissement.
Mais finalement, j’ai eu l’impression que cet aspect de l’histoire était bien trop peu développé. La romance prend presque toute la place, au point de devenir répétitive. Les scènes de sexe s’enchaînent, encore et encore, au détriment de l’intrigue. À un moment donné, on a compris que les deux personnages se désirent ! J’aurais aimé que l’autrice exploite davantage le potentiel de son histoire plutôt que de revenir constamment sur leur attirance physique.
C’est d’autant plus dommage que j’aurais vraiment aimé découvrir une romance construite autour de la rénovation de cette auberge, avec un projet qui avance, des obstacles à surmonter et des personnages qui évoluent au fil des événements.
Du côté des personnages, le bilan n’est pas beaucoup plus positif. J’ai eu du mal à m’attacher à la plupart d’entre eux. À vrai dire, à part Liam et Kitty, je n’ai pas vraiment apprécié les autres.
La relation entre Madison et Zach ne m’a pas davantage convaincue. Certaines réactions m’ont paru expéditives et j’ai eu du mal à croire à la manière dont les choses se déroulaient entre eux. Entre les disputes, les silences et les réconciliations qui arrivent presque aussitôt, je n’ai pas réussi à m’investir dans leur histoire comme je l’aurais souhaité.
Mais ce qui a véritablement rendu cette lecture laborieuse, ce sont les fautes !
J’ai tendance à bloquer sur les erreurs lorsque je lis. Quelques coquilles peuvent arriver, bien sûr, mais ici, c’est devenu franchement pénible. Mots oubliés, lettres en trop, mots rajoutés, mots mal placés… À partir de la moitié du livre, je n’avais quasiment plus une page sans faute. Et quand on a plus de 380 pages à lire, ça devient vite insupportable.
Forcément, à force d’en rencontrer à chaque page, j’ai fini par me focaliser dessus. Au lieu de me laisser porter par l’histoire, je me retrouvais à buter sur les erreurs, ce qui a considérablement nui à mon plaisir de lecture. Je me suis même demandé si le texte avait réellement été relu et corrigé avant publication.
J’ai commencé ce roman le 11 octobre et je l’ai terminé le 25. Entre-temps, j’ai essayé d’avancer à raison d’un chapitre par soir, puis j’ai même tenté la version audio pour progresser plus rapidement. Mais celle-ci m’endormait tellement je ne trouvais pas l’histoire passionnante ! J’ai finalement dû me forcer à terminer le livre, surtout parce que d’autres romans de ma pile à lire me faisaient bien plus envie.
Et pour couronner le tout, je n’avais pas prêté attention à la mention « public averti ». Comme d’habitude me direz-vous. Les scènes de sexe étant beaucoup trop présentes à mon goût, j’ai fini par en sauter plusieurs pour pouvoir avancer. Autant dire que cela n’a pas arrangé mon expérience de lecture.
En bref, c’est une véritable déception. J’avais été séduite par la couverture, l’ambiance automnale et cette idée de sauver une auberge familiale. Mais le potentiel de départ n’a pas été suffisamment exploité, la romance m’a semblé répétitive et les nombreuses fautes ont fini de gâcher ma lecture.
Je ressors de ce roman avec surtout le souvenir d’une lecture laborieuse, que j’ai dû me forcer à terminer. Je ne pense pas poursuivre la saga, car ce premier tome ne m’a pas donné envie d’en découvrir davantage. Pourtant, le prochain tome concerne justement Liam.
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