Les ombres de Rutherford Park de Elizabeth Cooke est un roman historique de type saga familiale, plongé dans l’Angleterre aristocratique du début du XXe siècle.
On suit la famille Cavendish, installée à Rutherford Park, un domaine où les apparences, les règles sociales et les non-dits dictent le quotidien. Entre Octavia, la maîtresse de maison enfermée dans son rôle, William, son mari tiraillé entre devoir et ambitions personnelles, et leur fils Harry, fasciné par l’aviation naissante, les tensions s’accumulent. À cela s’ajoute le regard des domestiques, dont certains secrets risquent de faire basculer l’équilibre fragile de la maison.
Dès les premières pages, on est plongé dans une ambiance très “Downton Abbey”, avec ce mélange de faste, de contraintes sociales et de fractures invisibles entre les classes. Le cadre est clairement l’un des points forts du roman, avec cette atmosphère de campagne anglaise et de grande demeure qui fonctionne immédiatement.
Le récit met surtout en avant la famille aristocratique, même si j’aurais aimé que la place des domestiques soit davantage développée, car leurs intrigues semblent prometteuses mais restent un peu en arrière-plan.
Les personnages, dans l’ensemble, ne sont pas particulièrement attachants, certains étant même assez froids ou antipathiques. Pourtant, cela ne m’a pas empêchée de rester intéressée par leur évolution et par les secrets qui entourent la famille.
Ce n’est pas un coup de cœur, mais la lecture reste fluide et agréable. Le roman se lit facilement et offre un bon moment, surtout si l’on apprécie les sagas familiales historiques et les intrigues de maisons aristocratiques.
Un roman historique dans la lignée des sagas aristocratiques anglaises, porté par une ambiance à la “Downton Abbey”. Une lecture fluide et agréable, même si les personnages manquent parfois d’attachement émotionnel.
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