La mer en hiver de Susanne Kearsley est une romance historique immersive et originale, qui mêle habilement passé et présent autour des secrets de l’Écosse.
On suit Carrie McClelland, auteure de romans historiques, qui s’installe en Écosse, près du château de Slains, pour écrire son nouveau livre. Très vite, son travail d’écriture se mêle à une histoire ancienne, celle de Sophia, une jeune femme ayant vécu au XVIIIe siècle, dans le contexte des révolutions jacobites. Peu à peu, les frontières entre fiction et réalité deviennent floues, comme si Carrie était guidée par une mémoire plus ancienne qu’elle-même.
On suit Carrie McClelland, auteure de romans historiques, qui s’installe en Écosse, près du château de Slains, pour écrire son nouveau livre. Très vite, son travail d’écriture se mêle à une histoire ancienne, celle de Sophia, une jeune femme ayant vécu au XVIIIe siècle, dans le contexte des révolutions jacobites. Peu à peu, les frontières entre fiction et réalité deviennent floues, comme si Carrie était guidée par une mémoire plus ancienne qu’elle-même.
J’ai trouvé ce roman particulièrement original dans sa construction, avec cette impression de “roman dans le roman”, où les deux époques s’entrelacent et se répondent. L’histoire de Carrie et celle de Sophia avancent en parallèle, créant un lien fascinant entre passé et présent.
L’ambiance est sans conteste l’un des grands points forts du livre. L’Écosse, les paysages sauvages, le château de Slains et l’atmosphère chargée d’histoire rendent la lecture extrêmement immersive. C’est typiquement le genre de roman dans lequel on se laisse complètement envelopper.
Les personnages sont très attachants, notamment Sophia, dont le parcours est particulièrement émouvant, ainsi que Carrie, une héroïne curieuse et passionnée par l’histoire et la généalogie. Les figures historiques et les personnages secondaires apportent également beaucoup de richesse au récit.
J’ai aussi beaucoup apprécié le travail de recherche historique visible dans le roman, ainsi que la manière dont l’autrice joue avec la frontière entre mémoire, transmission et fiction. Cela donne une profondeur supplémentaire à l’histoire, sans jamais la rendre lourde.
Le roman est très prenant émotionnellement, au point de faire passer par plusieurs états tout au long de la lecture. Certaines scènes sont particulièrement touchantes, notamment celles liées au destin de Sophia, qui marquent durablement.
Même si une partie de l’intrigue peut parfois sembler prévisible, l’ensemble reste très bien construit et surtout extrêmement agréable à lire.
Une romance historique atmosphérique, originale et profondément immersive, portée par une belle alternance entre passé et présent. Une lecture émotive et dépaysante, idéale pour les amateurs d’Écosse et de secrets familiaux.
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