saga familiale

La Sœur à la perle

Avec La Sœur à la perle, la saga Les Sept Sœurs poursuit son voyage à travers les continents et les générations, en nous entraînant cette fois en Thaïlande et en Australie, sur les traces des origines de CeCe.

Je termine ce quatrième tome quelques jours seulement après mes partiels (faut bien décompresser). Après avoir enchaîné les trois premiers volumes me voilà déjà repartie à la découverte d’une nouvelle sœur. Ce confinement aura au moins l’avantage d’être productif.

Et autant l’avouer tout de suite : CeCe est sans doute la sœur avec laquelle j’accroche le moins depuis le début de la saga. Je la trouve égoïste, possessive et parfois difficile à apprécier. Quant à la destination de sa quête d’identité — la Thaïlande puis l’Australie et son centre rouge — elle ne correspond pas non plus aux régions du monde qui m’attirent le plus.

Pourtant, contre toute attente, j’ai beaucoup apprécié cette lecture.

Comme toujours, Lucinda Riley alterne entre passé et présent. Dans le passé, nous suivons Kitty McBride, fille de pasteur écossais qui abandonne sa vie bien rangée pour accompagner une vieille dame d’Édimbourg jusqu’à Adélaïde, en Australie. Son histoire est sans conteste ce qui m’a le plus captivée dans ce tome. J’ai aimé découvrir son parcours, son courage et la façon dont elle se construit loin des conventions de son époque.

À travers son histoire, l’autrice nous plonge dans la vie des pionniers australiens, le commerce florissant des perles, mais aussi la culture et l’art aborigènes. Une fois encore, la dimension historique apporte une vraie richesse au récit.

Du côté de CeCe, si mes réserves à son égard demeurent au début du roman, j’ai fini par l’apprécier davantage au fil des pages. Derrière son caractère parfois abrupt se cache une grande aventurière, mais aussi une artiste talentueuse, malheureusement freinée par ses complexes liés à sa dyslexie.

Comme pour les tomes précédents, je conserve toutefois le même petit bémol : les recherches généalogiques et les découvertes sur les origines des sœurs me semblent parfois un peu trop simples et guidées par le hasard.

Et vous allez peut-être me prendre pour une folle, mais je continue de me demander si Pa Salt n’aurait pas rencontré les ancêtres de ses filles… J’ai ma petite théorie depuis plusieurs tomes maintenant !

Malgré mes réticences initiales, La Sœur à la perle s’est révélée être une très belle surprise. Plus que jamais, cette saga me donne envie de poursuivre le voyage aux côtés des sœurs D’Aplièse.

Dans la même série :

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