Avec La Sœur de la Lune, la saga Les Sept Sœurs poursuit son voyage à travers le monde et les générations, en nous entraînant cette fois des Highlands écossais aux quartiers gitans de Grenade.
Une fois encore, on retrouve tous les ingrédients qui font le succès de cette saga : une double temporalité, des femmes fortes, des secrets de famille et une quête des origines qui nous fait voyager aux quatre coins du monde.
Dans le présent, nous suivons Tiggy D’Aplièse, la cinquième sœur, une jeune femme discrète et effacée qui, après la mort de son père adoptif (en supposant qu’il soit vraiment mort, le bougre…), trouve refuge dans les Highlands écossais. Sur le domaine de Kinnaird, où elle s’occupe de la faune locale, elle fait la rencontre de Chilly, un vieux gitan qui la reconnaît comme faisant partie de sa famille.
Et là, je dois avouer que mon petit bémol habituel concernant cette saga refait surface : les hasards sont parfois vraiment énormes. Chilly qui, comme par hasard, a bien connu l’arrière-grand-mère de Tiggy ? Non mais sérieusement ? Pour quelqu’un qui s’intéresse à la généalogie, ces facilités font parfois sourire.
Dans le passé, nous découvrons l’histoire de Lucia, une jeune gitane d’Espagne au début du XXe siècle. Si j’ai moins accroché à son personnage, que j’ai trouvé assez égoïste et entièrement tournée vers son art, j’ai en revanche beaucoup aimé Maria, sa mère, dont la vie dans le quartier du Sacromonte n’a rien eu de facile.
Comme souvent avec Lucinda Riley, ce sont les aspects historiques qui m’ont le plus passionnée. À travers l’immersion dans la communauté gitane et l’arrivée de Franco au pouvoir, l’autrice nous fait découvrir le quotidien de populations marginalisées et le rejet dont elles ont été victimes. Je connaissais déjà les grandes lignes de cette histoire, mais on sent derrière ce roman un véritable travail de recherche qui permet d’aller bien au-delà des faits les plus connus.
J’aime ces lectures qui ont ce double pouvoir : me divertir tout en m’enrichissant de nouvelles connaissances.
Et puis il y a l’Andalousie… Cette partie du roman m’a particulièrement parlé, car j’ai eu la chance de visiter cette région lors d’un voyage scolaire en troisième. L’Alhambra, Cordoue, Séville… autant de lieux magnifiques qui ont immédiatement pris vie dans mon esprit pendant ma lecture. Lorsque je lis, j’ai toujours l’impression de voir un film se dérouler dans ma tête, et ici, mes souvenirs de voyage rendaient les scènes encore plus vivantes.
Chaque nouveau tome ne fait d’ailleurs que renforcer mon intuition concernant Pa Salt. Plus j’avance dans la saga, plus je suis persuadée que ma théorie est la bonne… et c’est terriblement frustrant de devoir attendre les réponses !
Malgré quelques réserves sur certains personnages et ces coïncidences parfois un peu trop faciles, j’ai beaucoup apprécié cette lecture. Sur ce, je m’en vais poursuivre mes autres lectures… dont le prochain tome des Sept Sœurs fait évidemment partie. Je pourrais aussi réviser pour les éventuels rattrapages. Mais on verra ça plus tard 😅
Dans la même série :
- Tome 1 : Les sept soeurs
- Tome 2 : La Sœur de la tempête
- Tome 3 : La Sœur de l’ombre
- Tome 4 : La Sœur à la perle
- Tome 5 : La Sœur de la Lune (chroniqué ici)
- Tome 6 : La Sœur du soleil
- Tome 7 : La Sœur disparue
- Tome 8 : Atlas, l’histoire de Pa Salt
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