Avec Les rêves de nos mères, Carine Pitocchi nous plonge dans une romance historique passionnante qui nous entraîne dans l’Angleterre du début du XXe siècle, entre aristocratie, quartiers populaires londoniens et prémices de la Grande Guerre.
Lauréat du prix du livre romantique 2020, ce roman, dont l’intrigue se situe au début du XXe siècle, est un énorme coup de cœur. Clarisse Sabard vous le présente parfaitement bien : « ce roman dans la lignée de Peaky Binders et de Downton Abbey« . Si la couverture m’avait d’ores et déjà attirée, il n’en fallait pas plus pour que ce livre pique ma curiosité. Evidemment, la quatrième de couverture a confirmé cette attirance.
Nous suivons principalement Lady Julia Ashford, jeune aristocrate confrontée au poids des conventions et à un passé qui ressurgit avec le retour de Will Murphy, son amour d’enfance devenu figure du milieu londonien. À ses côtés, Edna, son ancienne domestique, et Emily, sa cousine engagée dans le combat pour les droits des femmes, apportent chacune leur regard sur une société en pleine mutation.
L’un des grands points forts du roman réside dans son ambiance historique particulièrement réussie. L’autrice nous fait voyager entre le domaine de Longfield et les rues de Londres avec beaucoup de réalisme et d’immersion. On sent déjà les prémices d’une époque en pleine transformation, à l’aube de la Grande Guerre.
J’ai particulièrement apprécié Emily, personnage libre et audacieux pour son époque. Entre son engagement pour les droits des femmes, son tempérament affirmé et ses répliques souvent pleines d’esprit, elle apporte beaucoup de fraîcheur au récit.
Les chapitres alternent les points de vue des différents personnages, ce qui rend la lecture très dynamique. Chacun possède son histoire, ses blessures et ses aspirations, ce qui les rend particulièrement attachants.
La romance est prenante, les enjeux sociaux sont bien présents et l’ensemble se lit avec beaucoup de fluidité. Difficile de refermer ce roman tant on a envie de connaître le destin de ses personnages.
Mon seul regret est finalement celui que l’on ressent souvent après une excellente lecture : celui d’arriver trop vite à la dernière page. L’univers et les personnages sont si bien construits que l’on quitte cette histoire avec une certaine frustration et une seule envie : découvrir la suite.
Une romance historique immersive et captivante, portée par des personnages féminins forts et attachants. Un véritable coup de cœur.
Dans la même série :
- Tome 1 : Les rêves de nos mères (chroniqué ici)
- Tome 2 : Les cendres sous les coquelicots
- Tome 3 : Les heures incertaines
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