historique

Le bruit des pages

Grande amatrice des éditions Charleston, j’abordais Le bruit des pages, lauréat du Prix du livre romantique, avec beaucoup d’attentes. Malheureusement, la déception a été au rendez-vous.

Dès les premières pages, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. Commencé puis rapidement mis de côté, j’ai été rebutée par un style que j’ai trouvé lourd et peu engageant. L’héroïne, Eva, présentée comme une femme forte, libre et déterminée, m’a au contraire semblé fade et passive, rendant la lecture parfois laborieuse.

L’intrigue, centrée sur l’héritage d’une librairie léguée par un vieil homme, avait pourtant de quoi séduire. Mais les nombreuses références littéraires disséminées au fil des pages m’ont paru davantage alourdir le récit qu’elles ne l’enrichissent, freinant ainsi le rythme et l’immersion.

Eva emménage dans cette librairie et finit, presque contrainte, par entreprendre de la remettre en ordre. Un tableau laissé par l’ancien propriétaire vient alors éveiller son imagination et la pousse à écrire le journal intime d’une jeune aristocrate durant la Révolution russe. Elle ne se doute pas encore du lien étroit entre son propre destin et celui de son personnage. Une idée intéressante, mais dont l’exploitation m’a semblé peu convaincante.

Malgré une couverture attrayante, un résumé prometteur et la confiance que j’accorde habituellement à cette maison d’édition, le roman m’a donné une impression de longueur. Je ne me suis pas attachée aux personnages, et les relations amoureuses manquent de crédibilité, renforçant une sensation d’artifice. Plus globalement, rien ne m’a semblé réellement abouti : ni les personnages, ni leurs relations, ni la construction de l’intrigue.

En refermant ce livre, il m’en reste une impression très négative. Malgré sa récompense, cette lecture ne m’a pas convaincue et ne restera pas marquante.

Résumé éditeur :

Eva vient de s’installer au-dessus de l’ancienne librairie de la Butte-aux-Cailles léguée par son vieil ami Ernest. Entre ces murs chargés de livres et de souvenirs, entre anarchie littéraire et poussière, elle retrouve ce tableau qui, selon le testament d’Ernest, ne doit jamais quitter la librairie. Le portrait d’une jeune femme, daté de 1916, le nom d’une ville du Caucase comme seule indication. Tout pour intriguer Eva, étudiante en lettres passionnée de romans et de culture slaves. Alors elle imagine l’histoire de la femme du tableau qui, étrangement, semble petit à petit s’immiscer dans la réalité…

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Bien entendu, si vous en avez la possibilité, je ne peux que vous encourager à privilégier vos librairies indépendantes.

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