Avec Les filles du manoir Foxcote, The Girls of Foxcote Manor, Eve Chase nous plonge dans une saga familiale mystérieuse, entre secrets enfouis, drames anciens et vérités longtemps cachées, au cœur d’un manoir anglais entouré de forêts inquiétantes.
Gloucestershire, août 1971. Un bébé est retrouvé dans les bois du manoir de Foxcote. La famille Harrington, déjà frappée par un drame, décide de recueillir l’enfant et de l’élever dans le secret. Mais ce fragile équilibre bascule lorsqu’un cadavre est découvert sur la propriété.
Des années plus tard, Sylvie revient sur les traces de son passé et tente de comprendre ce qui s’est réellement joué à Foxcote. Entre passé et présent, le roman alterne les voix de trois femmes : Rita, Sylvie et Héra. Peu à peu, les pièces du puzzle se mettent en place… ou pas.
J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire.
La première moitié du roman m’a paru très lente. J’ai avancé à petits pas, parfois à reculons même : entre le 5 et le 15 avril, j’ai à peine lu 140 pages, en petites sessions très espacées. Ce n’est qu’en reprenant le 5 mai que j’ai vraiment réussi à avancer, avec plus de 250 pages lues en deux jours. Autant dire que le déclic a été tardif.
Le roman est construit autour de trois narratrices — Rita, Sylvie et Héra — avec des chapitres courts qui donnent des fragments de leurs vies. Sur le papier, c’est intéressant, mais dans les faits, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. J’avais souvent l’impression de n’apercevoir que des morceaux de leur histoire sans parvenir à les saisir pleinement.
La partie située dans le passé, en 1971, m’a cependant davantage convaincue. Elle est plus immersive, plus mystérieuse, et surtout plus vivante que la partie contemporaine, que j’ai trouvée globalement assez monotone et parfois ennuyeuse.
En revanche, la fin ne m’a pas totalement convaincue. Elle m’a semblé trop rapide, un peu trop “parfaite”, presque idéalisée. Certains éléments arrivent de façon assez pratique, avec des coïncidences qui rendent le dénouement moins crédible à mes yeux. Le mystère se résout, mais sans le réalisme que j’aurais attendu.
Les filles du manoir Foxcote est une lecture en demi-teinte. L’atmosphère et la partie passée sont réussies et intéressantes, mais la lenteur du début, le manque d’attachement aux personnages et une fin trop lissée m’ont empêchée d’en faire un vrai bon moment de lecture. Une histoire intrigante, mais clairement pas un coup de cœur — plutôt une lecture “entre deux”.
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